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Système scolaire et garde d'enfants à Malte : Le guide complet pour les familles (2026)

par Philipp M. Sauerborn9 min de lecture

Derniere mise a jour : 10 février 2026

De nombreux clients qui quittent l'Allemagne, la France ou la Belgique pour s'installer à Malte ont des enfants. Il est donc tout naturel que l'une des questions les plus fréquentes concerne le système éducatif : comment les écoles sont-elles structurées à Malte ? Quel est le niveau d'éducation ? Est-il comparable à ce que nous connaissons dans nos pays d'origine ?

Mon épouse Sabrina Sauerborn, DRH chez DW&P et mère de nos enfants grandissant ici à Malte, partage ci-dessous notre expérience familiale et les aspects fondamentaux de la vie avec des enfants sur l'île. Elle répondra également aux questions les plus courantes.

La vie de famille à Malte : les bases

De manière générale, Malte est un pays extrêmement accueillant pour les enfants. Les Maltais adorent les enfants, en particulier les générations plus âgées. Lorsque nos enfants étaient encore en poussette, il n'était pas rare que des locaux s'arrêtent pour regarder à l'intérieur et nous donner leur bénédiction (« God bless », comme on dit ici).

La culture maltaise est très familiale. Il est fréquent que plusieurs générations vivent encore sous le même toit et s'entraident au quotidien. Contrairement à ce que l'on peut voir en Allemagne ou en France, certaines mères maltaises reprennent le travail après seulement 4 mois de pause. Ce sont donc souvent les grands-parents qui prennent le relais pour garder les petits ou aller les chercher à la crèche.

L'une des raisons de ce retour rapide au travail réside dans le niveau de soutien de l'État. Certes, il existe des allocations familiales et un taux d'imposition préférentiel pour les parents (le « Parental Rate »), mais l'aide directe reste modeste (environ 33 € par enfant jusqu'à 3 ans à l'époque de nos enfants). Cependant, le véritable avantage fiscal réside dans ce fameux « Parental Rate », qui permet aux deux parents de bénéficier de tranches d'imposition plus larges.

Le congé maternité à Malte

Comme évoqué, le congé maternité légal à Malte est d'environ 4 mois (18 semaines). Une mère reste généralement à la maison 4 semaines avant la date prévue de l'accouchement et 14 semaines après.

Néanmoins, la durée effective peut varier selon l'entreprise et les accords internes. Au final, c'est souvent une question de négociation avec l'employeur.

Toutes les mères ne souhaitent pas confier leur bébé de 3 ou 4 mois à une crèche. Il existe donc une option supplémentaire : la possibilité de prendre 6 mois de « congé » non payé, un droit encadré par la loi.

Après cette période, le bébé a environ 9-10 mois. C'est généralement à cet âge que la plupart des enfants à Malte intègrent la crèche ou le jardin d'enfants.

Les crèches à Malte (Childcare)

C'est ici que Malte marque des points considérables. La crèche est destinée aux enfants jusqu'à l'âge de 3 ans et est mise à disposition gratuitement par l'État, à condition que les deux parents travaillent. Peu importe que la crèche soit publique ou privée : l'État finance les deux. Ce dispositif s'appelle le « Free Childcare Scheme ».

Au-delà de ce dispositif, il n'y a pas d'autres aides massives, mais compte tenu des taux d'imposition comparativement bas pour les entrepreneurs et les salariés, c'est à mon sens tout à fait cohérent.

Un petit exemple de calcul (Charges sociales)

Pour vous donner une idée des coûts salariaux et des charges, voici un exemple concret (les chiffres peuvent varier légèrement selon les années, mais le principe reste le même) :

Un employé avec un salaire brut d'au moins 458,74 € par semaine paie environ 48,57 € de charges sociales par semaine (cotisations plafonnées). Ces cotisations incluent l'assurance maladie et la retraite. Si un employé gagne moins que ce montant, ses charges s'élèvent à 10 % du salaire hebdomadaire.

IMPORTANT : Ce montant d'environ 48-50 € est un plafond. Cela signifie que même si quelqu'un gagne 3 000 € par semaine, il ne paiera pas plus que ce montant fixe pour sa sécurité sociale. C'est une différence majeure par rapport aux systèmes français ou belges où les charges sont proportionnelles et souvent non plafonnées.

Le jardin d'enfants (Kindergarten)

On nous demande souvent chez DW&P de comparer l'Allemagne ou la France avec Malte. Comme la culture maltaise diffère de la nôtre, la comparaison est parfois délicate.

Un exemple frappant concerne l'éducation et la télévision. Pour beaucoup de Maltais, il est tout à fait normal que les enfants regardent la télévision, y compris dans les structures d'accueil. En tant que parents allemands, nous étions plus réticents (c'est notre avis subjectif). Par conséquent, attendez-vous à ce que vos enfants regardent la télévision dans les jardins d'enfants publics.

Comme nous ne voulions pas cela pour nos enfants, nous avons cherché longtemps un jardin d'enfants sans télévision.

Oui, vous avez bien lu : il n'est pas simple de trouver une structure qui n'inclut pas la TV dans sa routine quotidienne. Nous ne voulions pas être ces parents « compliqués » qui traversent l'île le matin, mais il faut savoir fixer ses priorités. Pour éviter les écrans, nous avons accepté de faire un peu de route.

Nous avons finalement opté pour l'école Casa Maria Montessori à Birkirkara. Avec le recul, c'était la meilleure décision pour notre enfant. Lorsque des clients me demandent conseil, je recommande cet établissement les yeux fermés.

À mon avis, l'approche pédagogique y est excellente. Si vous n'êtes pas familier avec la méthode Montessori : elle part du principe que les enfants entre 3 et 5 ans ont une capacité d'absorption immense et apprennent sans effort conscient. L'école tire parti de cela pour enseigner de manière ludique (si l'enfant montre un intérêt). Résultat : nos enfants savaient déjà faire des additions simples avant même d'entrer à l'école primaire. Cette avance leur donne une grande confiance en eux pour la suite.

La devise de Montessori est : « Aide-moi à faire seul ». En tant que parents, nous avons beaucoup appris de cette école, notamment sur les capacités insoupçonnées des tout-petits. Mettre la table, se servir de l'eau seul... dès 18 mois, ils apprennent ces gestes sans pression, par l'exemple.

Les groupes d'âge sont mélangés, ce qui permet aux plus petits d'imiter les plus grands et de gagner en autonomie.

Ce qui m'a aussi fasciné, c'est que chaque jouet a une fonction pédagogique. Par exemple, un jeu de transvasement d'eau entre deux récipients sert en réalité à muscler la main et affiner la coordination œil-main pour préparer l'écriture.

De plus, le fait que nos enfants grandissent dans un environnement bilingue est un atout majeur. À cet âge, apprendre une nouvelle langue se fait avec une facilité déconcertante.

Ceci reste bien sûr notre expérience personnelle et notre opinion subjective.

Le système scolaire à Malte

Bien que l'anglais soit une langue officielle, certaines matières sont enseignées en maltais dans les écoles publiques.

C'est pourquoi je recommande souvent aux expatriés de privilégier une école privée où l'enseignement est dispensé à 100 % en anglais (le maltais y est souvent proposé en option, ce qui est très bien pour l'intégration).

Tout dépend de l'âge de l'enfant. Si l'enfant naît ou grandit à Malte dès son plus jeune âge, le maltais ne posera aucun problème. Mais pour un enfant plus âgé qui arrive en cours de route, l'immersion brutale dans des cours en maltais peut être difficile. N'oublions pas que le maltais est une langue parlée par environ 500 000 personnes dans le monde ; son utilité internationale est donc limitée par rapport à l'anglais.

Une différence majeure avec le système allemand ou français : à Malte, les enfants entrent à l'école primaire dès l'âge de 5 ans. Ils prennent donc de l'avance académique. Ma fille aînée, par exemple, savait déjà lire en anglais et en allemand avant ses 6 ans.

Cela peut sembler déroutant au début, car le système diffère de nos habitudes continentales. Mais une fois qu'on s'y penche, c'est très cohérent.

Le plus important est de trouver une école où vous et votre enfant vous sentez bien. Les écoles sont généralement très ouvertes pour vous expliquer leur fonctionnement.

Un exemple concret : S'expatrier à Malte en famille

Laissez-moi vous raconter l'histoire d'une famille de clients arrivée à Malte en août 2020 avec leur fils de 5 ans. En Allemagne, le garçon allait encore au jardin d'enfants et ne parlait pas un mot d'anglais. Arrivé à Malte, il a été scolarisé directement (comme c'est la norme ici à 5 ans).

Les débuts n'ont pas été simples : il ne comprenait pas la langue et ne pouvait communiquer ni avec les élèves (sauf les germanophones) ni avec la maîtresse. Il était agité, ce qui est normal pour un enfant habitué au rythme plus libre de la maternelle allemande. Cependant, grâce à une enseignante dévouée qui donnait des nouvelles quotidiennes aux parents et à l'aide d'autres élèves, il s'est intégré.

Bilan : Oui, les premiers mois peuvent être difficiles. MAIS après 5 mois seulement, cet enfant était capable de converser en anglais, s'était fait des amis et allait à l'école avec plaisir ! Que représentent 5 mois d'adaptation par rapport au cadeau du bilinguisme pour la vie ? Cela en vaut la peine.

Pour visualiser le système, voici un graphique comparatif des âges et des niveaux scolaires :

Source : Adaptation personnelle basée sur les données Eurydice.

Conclusion

Malte est un pays très sûr pour les enfants. Du fait de la grande communauté internationale (« expats »), il est facile pour les parents comme pour les enfants de nouer des liens. Le fait que les enfants grandissent en étant bilingues (l'anglais étant langue officielle) est un avantage inestimable. Bien que les écoles publiques diffèrent de nos systèmes d'origine, vous avez toujours la possibilité de choisir un établissement privé dont la qualité égale ou dépasse souvent celle des écoles de nos pays d'origine.

Si vous avez d'autres questions sur le système scolaire maltais ou sur l'expatriation en général, n'hésitez pas à les poser en commentaire ou à utiliser notre formulaire de contact.

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Avertissement : Le contenu de cet article est fourni à titre d'information générale et ne constitue pas un conseil fiscal, juridique ou financier. Malgré des recherches approfondies, nous ne garantissons pas l'exactitude, l'exhaustivité et l'actualité des informations fournies. Les réglementations fiscales sont en constante évolution. Pour un conseil individuel, veuillez consulter un conseiller fiscal qualifié. L'utilisation du contenu se fait à vos propres risques.

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