Importer sa voiture à Malte : Quand acheter neuf est plus avantageux
Derniere mise a jour : 10 février 2026

Il y a environ 1,1 milliard de voitures sur Terre – un chiffre vertigineux quand on réalise que dans de vastes régions du monde, on ne compte qu'une seule voiture pour 100 personnes. Chaque seconde, 2,6 nouvelles voitures s'ajoutent à ce total.
Malte n'est pas en reste dans ce domaine : avec 53,5 voitures pour 100 habitants, l'île se classe au quatrième rang de l'UE, juste derrière le Luxembourg, l'Italie et l'Allemagne. Et ce, malgré un style de conduite local pour le moins... unique. Une plaisanterie courante ici résume bien la situation : « Nous ne conduisons ni à gauche, ni à droite. Nous conduisons là où il y a de l'ombre. » Pourtant, contre toute attente, Malte est statistiquement le pays le plus sûr de l'UE pour les automobilistes : on y déplore 61 décès par million de voitures (valeur normalisée).
L'importation de véhicules à Malte soumise à une lourde taxe
Voilà pour les statistiques. Mais ce dont je souhaite vraiment vous parler aujourd'hui, c'est de la complexité d'importer un véhicule à Malte. Contrairement à la libre circulation qui prévaut généralement dans d'autres États de l'UE – et au grand dam de la Commission européenne – ce n'est pas une simple formalité ici.
Tout véhicule d'occasion importé par une personne résidant à Malte est soumis à une taxe d'immatriculation (Registration Tax). Celle-ci est calculée en fonction du modèle, de la date de première mise en circulation et du kilométrage. Vous pouvez d'ailleurs calculer le montant exact sur le site du gouvernement.
Une taxe pouvant atteindre 60 % de la valeur vénale
Ce qui semble être une simple formalité administrative peut rapidement devenir un obstacle financier majeur. Prenons un exemple concret : pour une VW Golf TDI de 2008 affichant 55 000 km, les frais d'importation s'élèveraient à environ 4 259 €, soit près de 60 % de la valeur résiduelle de la voiture. Pour certains modèles, la taxe d'immatriculation peut même dépasser la valeur actuelle du véhicule.
Il est évident que dans bien des cas, l'opération n'est pas rentable. On pourrait y voir une volonté protectionniste de Malte pour inciter les résidents et les investisseurs à dépenser leur argent sur l'île – par exemple dans l'achat d'un véhicule neuf. Compte tenu des offres de financement attractives proposées régulièrement par les banques locales (comme la Banif Bank, devenue BNF Bank), l'achat d'un véhicule neuf sur place mérite souvent réflexion.
L'exemption pour les véhicules détenus de longue date
Cependant, la situation n'est pas aussi sombre qu'elle n'y paraît. Si vous possédez le véhicule que vous souhaitez importer depuis plus de deux ans, vous êtes exonéré de cette taxe d'immatriculation.
Cette taxation vise principalement à empêcher l'achat de véhicules d'occasion bon marché à l'étranger pour contourner les prix du marché maltais, souvent plus élevés en raison de l'insularité. De plus, si vous ne vous inscrivez pas en tant que résident permanent sur l'île, vous avez la possibilité d'utiliser votre véhicule avec ses plaques d'origine pendant une période nettement plus longue sans avoir à le réimmatriculer.
Avertissement : Le contenu de cet article est fourni à titre d'information générale et ne constitue pas un conseil fiscal, juridique ou financier. Malgré des recherches approfondies, nous ne garantissons pas l'exactitude, l'exhaustivité et l'actualité des informations fournies. Les réglementations fiscales sont en constante évolution. Pour un conseil individuel, veuillez consulter un conseiller fiscal qualifié. L'utilisation du contenu se fait à vos propres risques.
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