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Le système de santé à Malte : À quoi s'attendre ?

par Philipp M. Sauerborn2 min de lecture

Derniere mise a jour : 10 février 2026

Avec plus de 300 jours de soleil par an, Malte est sans conteste l'un des pays les plus chauds et ensoleillés de l'Union européenne. C'est idéal pour le moral, mais cela n'empêche pas d'attraper un rhume après une brise marine un peu fraîche ou de devoir consulter pour des raisons plus sérieuses.

Si vous venez de France ou de Belgique, le premier contact avec le système de santé maltais peut surprendre. D'après mon expérience, l'accès aux soins ici peut s'avérer à la fois plus coûteux et plus long que ce à quoi nous sommes habitués sur le continent, selon la voie que vous choisissez.

Les soins médicaux : en principe gratuits, mais...

Je tiens d'abord à préciser une chose importante : se faire soigner à Malte ne coûte pas forcément une fortune. En principe, l'État propose la quasi-totalité des prestations de santé gratuitement via ses huit centres de santé répartis sur l'île.

Cependant, il y a une différence majeure avec les systèmes français ou belge : les médicaments ne sont généralement pas gratuits. Sauf exception (personnes à très faibles revenus, certaines maladies chroniques spécifiques, détenus, réfugiés ou membres de certains ordres religieux), vous devrez passer à la caisse à la pharmacie, même avec une ordonnance du public.

Le secteur privé : la clé pour des soins rapides

C'est ici que mon conseil prend tout son sens : la gratuité a un prix, celui de l'attente. Les centres de santé publics sont souvent bondés. Il n'est pas rare de devoir attendre une demi-journée entière avant de voir un médecin pour une consultation standard.

Face à cette saturation, le secteur privé s'est considérablement développé ces dernières années. Aujourd'hui, il assure plus de la moitié des prestations médicales sur l'île. Le paysage hospitalier est d'ailleurs assez équilibré : on compte cinq hôpitaux publics pour quatre hôpitaux privés.

Le secteur privé étant devenu incontournable et souvent mieux équipé en technologies de pointe, l'État lui-même s'appuie dessus. Il arrive fréquemment que des traitements ou des examens (comme des IRM) soient financés par le public mais réalisés dans le privé, car l'État ne dispose pas toujours des machines nécessaires. Cette collaboration est telle que la moitié des lits dans les hôpitaux privés sont souvent occupés par des patients envoyés par le service public (les hôpitaux privés ont d'ailleurs des obligations en ce sens).

Ma recommandation personnelle

S'il y a bien un investissement que je recommande à tous ceux qui s'installent ici, c'est une assurance santé privée. À mon avis, il y a peu d'endroits en Europe où cela est aussi justifié qu'à Malte.

Si vous n'êtes pas contraint financièrement de passer par les centres publics, je vous conseille vivement de les éviter. Le gain de temps et le confort de prise en charge dans le privé sont incomparables. Pour un entrepreneur ou un professionnel actif, passer quatre heures dans une salle d'attente pour une simple consultation n'est tout simplement pas viable.

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